VOILES DE SEINE offre à ses membres adhérents une banque d'une centaine de documents techniques, sportifs et tactiques sur la pratique de la voile loisirs et compétition. L'accès à la totalité de cette banque est accessible sur un serveur propriétaire géré par le club. Les cours théoriques proposés par le club voir rubrique cours théoriques utilisent les documents de cette banque de données. Quelques documents sont accessibles librement ci-dessous. Le club propose à la vente ci-dessous la traduction en français du célébre ouvrage de North Academy le Trim Book. La référence en terme d'ouvrage sur le réglage d'une voile. TRIM BOOK le secret des réglages selon North La version française du livre référence sur le réglage d'un voilier en course édité par North University. North University est une école de voile filiale de la célèbre voilerie North... VIDEOS OPTIMIST Une liste des vidéos sur l'optimist pour nos jeunes coureurs. ... LES PENONS Doc WB SAIL 95 Les penons sont les alertes poru le régleur et pour le barreur, comment s'en servir, comment fonctionnent les écoulements sur la voile. Téléchargement libre... DOC NORTH HOW DO SAILS WORK Une étude technique sur le fonctionnement des voiles et les écoulements laminaires. En anglais. Téléchargement libre... JEAN-YVES LE DEROFF QCM TACTIC Jean-Yves Le DEROFF, Champion Olympique Catamaran 1988, Directeur Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques, a publié quelques documents essentiels pour la compréhension et l'application notamment de la tactique sur l'eau. Téléchargement libre... JEAN-YVES LE DEROFF TACTIQUE & ADVERSAIRES Par Jean-Yves Le DEROFF, Champion Olympique Catamaran 1988, Directeur Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques, Tactique et adversaire. Téléchargement libre...
Lesfondamentaux du dériveur Navigant en flottille sur des Optimist neufs, parfaits pour l’apprentissage, les stagiaires vont découvrir les bases du dériveur : les allures, le réglage des voiles et les premières sensations d'équilibre La navigation facile et amusante sera complétée par des petits topos pour mieux faire avancer le bateau.
L’écoute de grand voileLa barre d’écouteLe hale-bas de bômeLa drisse de grand voileBosse de bordureLe patarasLe nerf de chuteLes penons de grand-voile Régler la grand voile d’un voilier peut sembler basique si on s’en tient à l’écoute. Mais plusieurs outils sont à disposition pour permettre d’optimiser son réglage. Régler la grand voile est un basique quand on commence à naviguer sur un voilier. Lors des premières navigations, on joue surtout sur l’écoute. Mais après plusieurs navigations, et avec de l’expérience, on apprend qu’il est possible de travailler avec le gréement dormant et le gréement courant. Enfant, on peut, et on doit, jouer avec l’ensemble des manoeuvres à disposition afin de régler la grand voile en fonction de la force du vent, de l’allure du bateau, qu’il est possible de conserver une barre plus douce, de réduire la gîte du bateau. Voyons qu’elles sont les possibilités de réglage. L’écoute de grand voile L’écoute de grand voile est la manœuvre de base pour régler la grand voile. L’écoute permet d’orienter la voile en fonction du vent. Plus le voilier sera près du vent, plus la bordure sera bordée. L’écoute passe par un palan de grand voile qui permet de réduire les efforts. Celui-ci peut, éventuellement, être à deux vitesses pour obtenir des réglages très fins, en régate par exemple. L’écoute permet aussi de tendre la chute et d’aplatir la voile. Cela permet de réduire la puissance de la grand voile. La barre d’écoute La barre d’écoute permet, elle aussi d’orienter la voile en ramenant le point d’écoute plus ou moins au vent. Quand on navigue au près, par exemple, on va remonter le chariot de la barre d’écoute. La barre d’écoute permet d’équilibrer le bateau, ce qui est très important pour le barreur. Si elle est parfois absente sur certains voiliers de moins de 8 mètres, toutes les autres unités en sont équipées. Souvent placées au milieu du cockpit pour les unités les plus sportives, elle peut être placée au pied de la descente voire sur le roof sur certains voiliers de croisière. Certaines unités récentes, et les voiliers de course au large actuels, ont leur barre d’écoutes installées complètement à l’arrière du bateau. Le hale-bas de bôme Le réglage du hale-bas est souvent délaissé par certains plaisanciers. Le hale bas est pourtant important pour le réglage du bateau. Il est composé d’un palan fixé en pied de mat jusqu’à la bôme. Le hale-bas permet de tendre la chute et de contrôler le vrillage de la grand voile. Pour résumer, souqué par vent calme, en le choquant quand le vent monte, on va libérer de la puissance dans les hauteurs de la voile. Il est possible d’opter pour des hale-bas rigides. Ceux-ci ont surtout l’avantage de pouvoir se passer de balancine. La drisse de grand voile Là encore, en croisière, on ne pense pas toujours à utiliser la drisse pour régler ses voiles. Une fois la voile hissée, on oublie souvent la drisse. Pourtant la drisse permet de tendre le guindant et modifier l’ampleur et la position du creux dans la partie haute. Par petit temps par exemple, il est intéressant de mollir la drisse pour gagner de la puissance et inversement par gros temps. Bosse de bordure Etarquer la bordure permet de modifier là aussi, l’ampleur du creux, mais dans la partie basse. Cela aura une incidence sur la gite du bateau. Le pataras Le pataras a une incidence sur le réglage du mat. Il permet d cintrer, ou pas, le mât. Cintrer le mât peut être utile quand le vent monte par exemple. Le nerf de chute La fonction du nerf de chute est d’empêcher la chute de la grand voile de battre. Les penons de grand-voile Les penons permettent de régler la grand voile, tout comme les penons d’un génois. Placés sur la chute de la grand voile, ils vont permettre de trouver la limite du faseyment.
Unstage de voile pour adulte vous initiera aux premières manoeuvres : savoir diriger le bateau, régler les voiles selon le vent, connaître les allures sur un bateau, s’ammarer, virer de bord,. En quelques jours apprenez les bases de la navigation en voilier et découvrez les plaisirs de la navigation et des croisières en voilier.
De l'aisance à la pleine maîtrise du dériveur Sur le RS Zest tout récent, un dériveur agile et amusant, les stagiaires développeront leur compréhension des équilibres, du réglage des voiles, de la barre et de la gîte. Ils affineront les allures et se feront plaisir ! Gréé en monovoile ou avec foc, le potentiel de ce type de bateau est remarquable. C'est un stage à faire plusieurs fois pour aller jusqu’au bout des possibilités du bateau. Selon les opportunités et le niveau des stagiaires, on fera des journées entières de voile avec pique-nique sur une île. Télécharger la fiche du stage Après une première expérience sur petit dériveur, le RS Zest permettra une nouvelle approche plus axée sur l'équilibre du bateau. Les premiers temps de navigation permettront de travailler sur les placements, les mouvements du barreur et de l'équipier qui s'avèreront essentiels pour la suite de l'apprentissage. En petit groupe, la flotte pourra échanger conseils et techniques dans le but d'optimiser leurs réglages de voile ainsi que leurs manoeuvres. Suivant l'intérêt du groupe, il sera possible d'organiser de petite régate pour mieux comprendre son support. Il sera également possible de profiter du RS Zest et de son faible tirant d'eau pour s'aventurer autour de toutes les iles du Golfe du Morbihan. Des débriefings techniques seront organisés pour mieux comprendre sa journée et fixer les objectifs du lendemain. Quelques apports théoriques sur la météo, les marées et le pilotage compléteront la formation. La vie à terre Débriefings de navigation et petits topos compléteront les expériences sur l’eau. La découverte, le respect et la protection du milieu marin feront partie intégrante du stage. La tradition maritime riche de chants et de légendes ne sera pas oubliée. Dans la journée, des temps libres et plus calmes permettront à chacun de lire, de jouer entre amis ou tout simplement de se détendre. Tout le monde participera aux tâches collectives la vaisselle, le rangement de la tente… Animations, veillées, grands jeux et soirées termineront dans la gaité ces journées dynamiques. Le centre du Mounien L'île d'Arz est une petite île au caractère sauvage et préservé, qui vit au rythme des marées. Sa grande plage, entourée de plans d'eau calmes, est adaptée aux départs en voile légère. La vie du centre, situé au bord de l'eau, s'articule autour de trois bâtiments en dur consacrés aux sanitaires, à la cuisine et aux activités. L'hébergement se fait sous de grandes ou petites tentes non mixtes, équipées de lits. Les repas sont cuisinés chaque jour sur place. Sécurité et encadrement La sécurité est la préoccupation première du directeur de centre et des moniteurs. Tout départ en mer est validé par le responsable nautique. Toutes les activités sont encadrées par un bateau de sécurité. Les moniteurs, bénévoles, sont diplômés en animation et/ou en voile et, pour la plupart, d’anciens stagiaires de Jeunesse et nouvelles de vos enfants Un blog avec accès sécurisé vous permet de suivre quotidiennement le stage de votre enfant. Les directeurs et animateurs du centre relatent en quelques mots la journée écoulée avec des voyage organisé Nous prenons soin de vos enfants du début à la fin du stage, en vous proposant un voyage collectif en train Paris-Vannes ou en vous donnant rendez-vous en gare de Vannes. Nous nous occupons de l’acheminement jusqu’au centre nautique. Une fois votre inscription au stage confirmée, vous recevrez les documents suivants La liste des affaires à emporter pour un stage de voile dériveur Les informations pour les parents contact, rendez-vous, documents obligatoires, sur place La fiche sanitaire de liaison ainsi que la facture du stage et, si vous avez choisi de voyager avec Jeunesse et Marine entre Paris et Vannes, une convocation par mail avec les horaires de train et le lieu de rendez-vous. Nous avons pensé qu'une check-list à afficher sur le frigo pour ne rien oublier de J-30 au jour du départ pourrait aussi vous être utile !
1106 Initiation. VIDÉO. Apprendre à naviguer : les bases du réglage des voiles. Apprendre à naviguer, c’est forcément apprendre à régler les voiles. Et ces réglages sont très différents selon les allures du voilier, c’est-à-dire selon son angle au vent. Plus on se rapproche du vent et plus les voiles sont « fermées ». La voilerie All Purpose La Trinité Carnac sera présente sur le tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance, à bord de 5 monocoques de 60 pieds IMOCA. Les participants du Vendée Globe prennent le départ dimanche 8 novembre aux Sables d'Olonne pour un périple planétaire en solitaire de 21 638 milles 40 075km. 40 voiles à bord de 5 IMOCA Samantha Davies INITIATIVES COEUR Miranda Merron CAMPAGNE DE FRANCE Manuel Cousin GROUPE SETIN Isabelle Joschke MACSF quelques voiles Damien Seguin Groupe APICIL voiles de portant Zoom sur le chemin parcouru par ces voiles entièrement fabriquées en France, de CLM-TRILam en Aveyron à All Purpose Carnac en Bretagne A l’écoute des marins et leurs équipes Avant même de débuter la construction de la voile au sens strict, Rémi Aubrun, responsable du bureau d’étude All Purpose à Carnac, et son équipe passent beaucoup de temps à l’écoute des marins et de leur team. La première phase est la réflexion » déclare Rémi. Chez une grande équipe comme Initiatives Cœur de Samantha Davies, je travaille avec des spécialistes intégrés qui ont une expertise forte en matière de conception de voiles. Nous concevons ensemble une fiche de fabrication bien en amont de la période de construction, souvent quasi un an avant. Nous discutons des volumes des voiles, des incidences sur le gréement, du nombre de lattes et surtout de performance. Ensuite à travers un logiciel, un genre de tunnel à vent numérique qui mesure l’interaction entre l’écoulement et la structure de la voile, je fournis des études qui les aident à décider, je donne des outils… » Pour d’autres qui n’ont pas de bureau d’étude, Rémi fournit l’ensemble du processus de réflexion en fonction des spécificités de chaque IMOCA et des skippers. Estimer le procédé de fabrication En parallèle, Rémi entre en contact avec Pascal Rossignol de TRIlam pour étudier la faisabilité des demandes. On regarde ensemble le programme et le type d’utilisation envisagés du skipper. Ils permettent d’estimer le procédé de fabrication avec le nombre de plis du matériau et les densités de fils. Nous évoquons les finitions non-tissées ou tissées et les films si besoin pour les voiles de portant. Nous en déduisons le poids cible. La décoration est aussi prise en compte, pour savoir si on fait une teinture masse des colles zéro gramme ou une peinture spray bi-composant sur toute la surface car son poids n’est pas négligeable 4 à 5 Kg pour une GV recto-verso ». Parfois même la discussion se fait à trois, entre l’équipe, la voilerie et TRILam. » La construction La voile entre alors en construction. Tout débute en amont chez TRILam-CLM avec la préparation des sous-couches textiles, des fibres et des résines. La majeure partie des matières sont heureusement en stock les jours de fabrication car il peut falloir plusieurs mois pour tisser une finition particulière, approvisionner des fibres rares, tester de nouvelles combinaisons, ou valider la peinture au pantone » selon Rémi. Les fibres et les sous-couches sont ensuite placées dans diverses machines spécifiques qui vont déposer à sec les fils un par un en respectant le plan défini. La résine est alors ajoutée de façon à ce que les fils se retrouvent ensemble comme un composite en procédé d’infusion. C’est au tour du " lamineur" de passer à l’action au lieu de l’autoclave pressurisée dans le cas des matériaux composites. Ce "lamineur" qui est un genre de laminoir, est une combinaison de rouleau presseur qui compacte le tout sous 5 à 7 tonnes pour générer des grands panneaux en tissu. » L’assemblage La suite se déroule sur le grand plancher d’All Purpose à Carnac dans le Morbihan. Par exemple, pour une grand-voile IMOCA, nous recevons 8 panneaux. » enchaîne Rémi. Nous enlevons quelques parties puis nous les assemblons avec une colle structurelle, la même que lors de la lamination. Une presse à chaud spécifique est utilisée pour laminer les jonctions collées un peu comme chez TRILam. Nous procédons alors aux finitions avec la pose de sangles et des goussets de lattes. Tout est optimisé pour le gain de poids sans concession sur la solidité. Tous les détails de fabrication font partie intégrante de la performance et de la fiabilité. La voile est prête ! » C’est en mer que se poursuit le processus avec de nombreux tests des produits finis et des ajustements au fil des navigations, phase très importante où le maître-voilier et le bureau d’étude troquent leurs habits de plancher par des cirés ! Toutes nos voiles sont conçus en TRILam ou en TPI qui est notre version TRILam améliorée » ajoute Rémi qui, avec All Purpose, réfléchit également aux sacs des voiles. Des sacs sur mesure Nous avons imaginé un tissu spécial pour les sacs à voiles que nous faisons laminer pour nous. Il est léger, étanche, il glisse bien sur le pont afin de faciliter les manœuvres de matossage qui sont différentes selon les caractéristiques de chaque voilier. Chaque sac est adapté. Ce sont des customs. La conception des sacs prend quasi autant de temps que celle des voiles ! » La formule magique » pour le Vendée Globe Quel jeu de voiles sera le plus efficace pour un Vendée Globe ? Nous nous nourrissons évidemment des concepts adoptés par les voileries concurrentes sur ce Tour du Monde. De notre côté et avec nos clients – navigateurs, nous privilégions surtout la polyvalence. A notre avis, une voile performante sur le Vendée Globe est une voile qui marche bien tout le temps et surtout dans un large spectre de polaires. L’idée est qu’elle reste à poste longtemps et que le sportif ne passe pas son temps à la changer. Les manœuvres coûtent cher en énergie et en temps sur un Tour du Monde ! Nous travaillons vraiment sur des vitesses moyennes et non sur des voiles trop spécifiques pour une allure. Nous essayons de ne pas trop prendre de risques et de ne pas faire des choix trop tranchés. A ce sujet, je pense que Samantha Davies et son Initiatives Cœur ont un jeu de voile très complet et polyvalent. Je suis persuadé que Samantha a tous les atouts pour la gagne et aura moins d’incertitudes que les concurrents qui bénéficient de voiliers nouvelle génération » qui auront, à mon avis, des difficultés à exploiter leurs voiles à 100%. » Les concurrents du Vendée Globe emportent 8 voiles La grand-voile Un spi Un grand gennaker Un petit gennaker Un J0 Un J2 Un J3 Un tourmentin La voilerie All Purpose La Trinité Carnac encourage ses coureurs pour ce Vendée Globe!Commencezd’abord par régler votre génois puis adaptez le réglage de la grand voile. Et reprenez systématiquement tous vos réglages dés que vous changez d’allure ! Le réglage de la GV est plutôt dynamique (s’adapte en permanence aux conditions de l’instant) et le réglage du génois est plutôt statique (réglages moins fréquents). Au Portant
Vous trouverez probablement une foultitude de documents en librairie ou sur le net pour vous expliquer en détail les réglages de vos voiles. Sur cette page nous allons tenter de présenter de façon simple les fondamentaux qui vous permettront de faire marcher correctement votre bateau. Libre à vous d’améliorer cette base au fil de votre pratique et de vos lectures. Nota ces principes s’appliquent à des voiliers de croisière ou course-croisière. Règlage du génois La drisse doit être étarquée en fonction de l’allure et de la force du vent, ni trop pas de plis verticaux, parallèles au guindant ni trop peu pas de plis horizontaux, ou poches » le long du guindant. Relâchez la tension lorsque l’allure est plus abattue. Les penons le long du guindant sont votre principal indicateur de l’efficacité de la voile. Les penons extérieurs » sous le vent sont les plus importants et doivent absolument être horizontaux. Quand le chariot d’écoute est bien réglé, les penons en haut, en bas et au milieu de la voile réagissent ensemble de la même façon. Le chariot d’écoute de Génois doit être réglé pour que la chute ne soit pas ouverte dans les hauts et la bordure ne soit ni trop plate, ni trop creuse. Marquez l’emplacement standard » du chariot par un bout de scotch. Faites plusieurs sorties pour affiner l’emplacement idéal. Aux allures de reaching, travers ou largue, il est intéressant de déborder » le point de tire du génois l’avancer et le rapprocher du rail de fargue pour qu’il garde une forme optimale. Les solutions sont une poulie sur le rail ou sur un anneau de barber, ou plus simplement reprendre l’écoute de Genois sur un bras de spi. Le pataras a pour effet de tendre ou mollir l’étai pour agir sur la puissance du bateau. Un étai mou rend le bateau plus puissant » mais diminue sa capacité de remontée au vent. Mollir l’étai dans le clapot relance plus facile et aux allures portantes. A l’inverse, tendre l’étai au maximum pour remonter au prés sur une mer peu formée. Règlage de la GV La GV renforce l’action du génois. Au prés la bome doit se trouver dans l’axe du bateau. Lorsque vous vous écartez du prés, relâchez de l’écoute, et pensez à étarquer le hale-bas pour que la GV conserve sa forme. Surveillez les penons sur la chute qui sont votre indicateur de réglage. Le guindant doit être suffisamment étarqué pour effacer les plis horizontaux mais pas plus. Des plis verticaux le long du mat signifient qu’il faut relâcher de la tension sur la drisse. Soyez aussi vigilant sur la bordure qui est souvent trop étarquée, mais elle ne doit pas non plus faire une poche » acceptable uniquement au portant. Les bandes de visualisation permettent d’apprécier la forme de la GV et la position du creux maximum qui doit se situer à environ 30% de la largeur de la voile à partir du mat. Les tensions doivent être relâchées lorsque le bateau s’écarte du prés. Guide de réglage des voiles Contrôle lorsque le vent forci ou molli Lorsque le vent forcit, ou dans les rafales, soulagez le bateau en relâchant de l’écoute ou du chariot de GV et laissez la GV fasseyer doucement, pour évacuer la puissance et éviter que le bateau ne se couche ». Vous pouvez aussi dans un deuxième temps reculer légèrement le chariot de génois max 20cm pour ouvrir la voile et la laisser déverser dans les hauts, ce qui diminuera la gite. Si le vent molli relâchez toutes les tensions sur la GV et le foc. creusez » les voiles. Vous pouvez avancer de quelques cm le chariot d’écoute de Génois pour fermer les hauts de la voile. Relâchez également le pataras et ne cherchez pas à trop serrer le vent. Privilégiez la vitesse sur le cap. Points importants pour bien ressentir et comprendre l’efficacité de vos réglages Tout d’abord il est indispensable que le bateau conserve son cap pour observer l’effet de vos réglages vous réglez en fonction de l’allure du bateau. Ceci implique un barreur concentré sur son cap et pas sur les voiles ou alors un pilote automatique programmé sur un cap. Marquez vos drisses, vos écoutes, le rail de chariot du génois et le pataras, le scotch de couleur est votre ami ! voir le dossier préparation du bateau. Les marques vous permettront de régler très vite votre bateau, même lorsque vous avez à bord des équipiers inexpérimentés. Et surtout vous pourrez constater la différence de comportement du bateau amélioration ou dégradation quand vous modifierez vos réglages par rapport aux positions de références. Le génois, c’est le moteur du bateau. La Grand Voile optimise l’écoulement laminaire. Commencez d’abord par régler votre génois puis adaptez le réglage de la grand voile. Et reprenez systématiquement tous vos réglages dés que vous changez d’allure ! Le réglage de la GV est plutôt dynamique s’adapte en permanence aux conditions de l’instant et le réglage du génois est plutôt statique réglages moins fréquents. Au Portant Le génois n’est plus d’aucune utilité car masqué par la grand-voile. Si vous n’avez pas de spi, alternez les allures de largue et de voiles en ciseau pour quand même le faire porter. Sinon hissez le spi, c’est de loin le plus efficace. Voici quelques trucs » pour maîtriser la bestiole Envoyez et affalez le spi toujours quasi vent arrière. si vous voyez le spi à côté du bateau ou pire vers l’arrière c’est que quelque-chose va mal se passer. Le Spi doit toujours être devant. Pour éviter de plier vos chandeliers, vérifiez toujours que le barber du bras côté tangon est bien repris. Quand vous cherchez à serrer le vent avec le spi, relâchez le hale bas de la GV, et même choquez totalement la GV s’il le faut. Le barreur contrôlera mieux le bateau. C’est la GV s’opposant au Spi qui vous fait partir au lof. Si le spi s’écroule trop facilement, relâchez un peu de bras pour rapprocher le tangon de l’étai plus le tangon est prés de l’étai, plus le spi est stable mais moins il tire » le bateau. Voiles en ciseau Idéalement, tangonnez le génois, mais si vous avez un tangon, n’avez-vous pas aussi un spi ? Sans tangon vous ne pouvez gonfler le génois qu’avec la GV sur la fausse panne », donc fort risque d’empannage. Pour limiter le risque, je recommande d’accrocher un bout sur l’anneau de hale-bas de la bome, fire passer ce bout devant les haubans puis e ramener sur l’arrière et le frapper sur un taquet. Ce bout retiendra la bome et empêchera les empannnages, mais s’il faut empanner, il est trés facile de le choquer.. Dernier conseil pensez bien à détendre drisses et bordure, et aussi à relâcher le pataras. Quelques secrets de mangeurs d’écoutes » Le secret de la vitesse est de maintenir le bateau sur une gite constante stable. Le rôle de l’équipier de GV est de choquer dans les surventes pour stabiliser le bateau. Chaque coup de gite » fait ralentir. Le deuxième secret est la communication à bord. Le barreur doit communiquer ses sensations » aux régleurs piano, GV, .. qui adaptent les réglages en conséquence. Un bateau qui va vite, c’est une équipe qui communique en permanence. Quand on ne comprend plus, on choque ! Si le bateau perd inexplicablement de la vitesse, si vous avez la sensation de ne pas être au potentiel, choquez ! ensuite reprenez progressivement vos réglages, et le bateau va repartir … Les explications de Bertrand Cheret régler ses voiles Bertrand Cheret l’etude des fluides
Réglerla hauteur de la voile sur le mât : Amener le point d’amure le plus prés du pied de mât : Le wishbone : Orienter le plan de voilure par rapport au vent : Naviguer à toutes les allures : Tendre la voile le long du mât pour éliminer les plis : Pleine puissance de la voile : Cintre le mât, élimine le creux de la voile de long du mât Sur un voilier le réglage de la voilure consiste à modifier l'orientation et la forme des voiles en fonction de la force et de la direction du vent ainsi que de l'état de la mer. L'objectif est que le voilier puisse avancer le plus rapidement possible par rapport à son objectif voir VMG en disposant d'une force propulsive maximale, ou bien en disposant du meilleur compromis force propulsive / force latérale faisant gîter pencher le voilier. Réglage des voiles L'objectif de ce réglage est d'obtenir un écoulement attaché non décollé du vent sur l'ensemble de la voile aux allures du près et travers au vent ou seulement au niveau du bord d'attaque de la voile aux allures portantes. Le réglage d'une voile consiste à l'orienter par rapport à la direction du vent calage global des profils de la voile. On agit en bloc sur l'ensemble de la voile ou bien on modifie cette orientation selon la hauteur c'est le vrillage calage variable des profils, généralement décroissant en hauteur la voile est plus "ouverte" en haut. Ce réglage est le plus important, qui fait l'objet de modifications quasi permanentes en régate. à adapter le creux la cambrure des profils à la demande de force propulsive. Le réglage de la voile par rapport au vent dépend de deux facteurs du calage des profils par rapport au bateau, c'est le réglage proprement dit, de l'orientation du bateau par rapport au vent dont la direction fluctue, c'est le rôle du barreur. Un réglage plus fin consistant à adapter le creux et le vrillage et, dans le cas du spinnaker, à régler son positionnement en hauteur, permet d'obtenir un gain de vitesse qui peut se monter à 10-20 % de la vitesse obtenue grâce au premier réglage. Le réglage des voiles doit être revu en cas de changement de direction du voilier, si la direction ou la force du vent se modifient, lorsque l'état de la mer évolue vagues plus fortes, ou plus creuses, changement d'orientation des vagues. La modification du vent peut être provoquée par la configuration de la côte ou, en régate, par la présence de voiliers proches. À l'allure de vent arrière spi [1] par exemple, l'écoulement du vent est turbulent, le but est de placer la voile perpendiculaire au trajet du vent[2]. Plus l'allure se rapprochera du travers, plus le réglage sera une recherche d'écoulement laminaire sur la voile. Contrôle du calage, du vrillage et du creux Pour bien faire, ces trois réglages devraient être séparés - Pour le calage, il faut une force horizontale et perpendiculaire au plan de voilure, - pour le vrillage, une force verticale qui modifie la tension dans la chute, - pour le creux, il faut principalement une force horizontale dans le plan de la voile, qui la tend. C'est presque le cas pour une grand'voile dont le palan d'écoute est monté sur un rail transversal barre d'écoute la position de la bôme contrôle le calage de l'ensemble de la voile, et en positionnant le chariot d'écoute plus ou moins sous la bome, on agit sur la composante verticale de la tension de l'écoute, contrôlant ainsi le vrillage de la voile. On peut agir aussi de manière séparée sur les creux des profils, en bas au niveau de la bôme et plus haut en modifiant la courbure du mat le cintrage du mat aplatit la voile. Pour une voile d'avant non tenue sur une bôme génois, foc, le réglage est beaucoup plus difficile, car les trois contrôles ne sont pas séparés. Une modification de la tension d'écoute modifie à la fois le calage global de la voile, le creux du bas de la voile et son vrillage… le réglage d'un foc, surtout s'il est haut et étroit forte influence de la tension d'écoute sur le vrillage, est particulièrement pointu » et suppose une bonne compréhension de ce qui se passe. L'orientation de la voile par rapport à la direction du vent est réalisée à l'aide des écoutes écoute de foc pour les voiles d'avant et écoute de grand-voile pour la voile éponyme. Le réglage s'effectue en bordant ou choquant l'écoute. Lorsque la voile est trop choquée ou que le barreur modifie trop sa route en lofant, elle fasseye. L'orientation des pennons permet à certaines allures de repérer un écoulement non attaché sur l'intrados ou l'extrados de la voile. Le loch est également un bon indicateur, l'augmentation de la vitesse à cap et vent constant indiquant a priori un meilleur réglage. L'orientation du spinnaker nécessite l'utilisation d'un grand nombre de bouts du fait de la présence d'un point d'amure "mobile" l'extrémité du tangon. On sera amené à modifier le réglage de l'écoute du bras au vent, de l'écoute, du hale-bas et de la balancine de tangon. Réglage du creux et du vrillage Le réglage du creux et du vrillage est destiné à adapter la forme de la voilure à l'allure comme pour le premier réglage mais également à la force du vent et à l'état de la mer. Ce réglage est obtenu en agissant sur les points de tire des écoutes qui sont réglés pour la grand-voile comme pour la voile d'avant par le chariot d'écoute ; les drisses de grand-voile et de voile d'avant ; le pataras qui agit sur la courbure de l'étai et du mât et donc en contrecoup sur la tension du guindant de la voile d'avant et de la grand-voile ; les nerf de chutes qui agissent sur la chute. Notes et références ↑ ↑ Voir aussi Articles connexes Allure marine Gréement Voile Effort sur une voile Dernière mise à jour de cette page le 21/09/2021. Apprendreà naviguer, c’est forcément apprendre à régler les voiles. Et ces réglages sont très différents selon les allures du voilier, c’est-à-dire selon son angle au vent. Plus on se rapproche duLa catégorisation des conduites d'un voilier consiste à définir différentes catégories des cas permettant de conduire et de régler les voiles selon l'orientation du vent par rapport au voilier. Une catégorisation structure le raisonnement, mais aussi les perceptions et bien sür l'action. On connait deux grands systèmes de catégorisation la catégorisation par allures et la catégorisation route directe - route catégorisation par alluresC'est la plus ancienne et toujours la plus répandue. Une allure est un intervalle d'angle vent-bateau. Le continuum des positions de la coque par rapport au vent 180° sur chaque bord est divisé en intervalles. Chaque intervalle est nommé allure. A chaque allure correspond un réglage de voiles et un type de conduite. Le nombre de ces allures a varié au cours du du marin 1836 du capitaine de frégate Caussé est une version illustrée du Manoeuvrier 1769 de Bourdé. Le capitaine de vaisseau Tabarly s'en ait visiblement inspiré pour son guide de manoeuvre 1978 illustré par Antoine Lamazou. L'Album détaille la manoeuvre de frégates 3 mats, 4 étages de voilure, 3000 m carré de voilures, 4600 tonnes, 63 m de long. Caussé distingue 3 allures le plus près du vent, le vent largue, le vent vaisseau est au plus près du vent lorsque la quille fait un angle de 6 rhumbs 67°30. 1 rhumb fait 11°15, 4 rhumbs font 45° avec la direction du vent. "Quand la mer est belle, il oriente même à 5 rhumbs et demi 61°52. La théorie veut que la tangente de l'angle d'incidence sur la voile soit double de la tangente de l'angle que la vergue fait avec la quille. Ainsi on ne peut brasser les vergues sous un angle plus petit que 22° avec la direction de la quille, car il faut compter que la girouette marque de 10 à 12° les vents plus de l'avant que la direction réelle"."Un bâtiment est largue lorsque la direction du vent fait avec la route un angle de plus de 6 rhumbs ou 67°30. Plus cet angle augmente, plus le vent devient favorable. La vitesse est maximum lorsque les vents sont à peu près deux quarts de rhumbs plus de l'arrière que la perpendiculaire à la route. Il est d'usage de brasser les vergues au vent d'un quart de rhumb par chaque deux rhumbs, que les vents adonnent ou viennent de l'arrière. On brasse sous le vent de même s'ils refusent ou viennent de l'avant.""Le batiment est vent arrière lorsque la direction du vent suit celle de la route. On oriente les voiles perpendiculairement à la quille et on porte des bonnettes des deux bords."Caussé associe à chaque allure intervalle d'angles de la quille par rapport au vent une position des voiles. L'équipage regarde la girouette et positionne les vergues à partir des deux règles vergues - bateau moitié de vent bateau diminué de 10° et un quart de rhumb pour chaque deux rhumb. Nous avons là le principe de l'utilisation de la catégorisation par Cours de navigation des Glénans édition 72 distingue le près, le près bon plein, le largue qui va du bon plein au vent arrière subdivisé en sous-catégories le petit largue, le vent de travers, le largue et le grand largue , enfin le vent arrière. A chaque catégorie correspond un réglage des voiles, un type de conduite qui peut varier en fonction du vent risées, petit temps ou de l'état de la mer mer plate, clapot, mer formée. La référence principale pour la bonne conduite ou le bon réglage est la science physique, censée décrire le comportement idéal du voilier. Cette catégorisation est exclusivement centrée sur l'engin, à l'individu de s'adapter comme il le la voile FFV; 2010 distingue le près bon plein, le près serré, le largue et le vent soit l'époque, la catégorisation par allure considère l'angle vent-bateau, puis détaille pour chaque allure les bons réglages et la bonne conduite. Le barreur doit donc regarder sa girouette pour déterminer son allure qui va déterminer ses réglages et sa inconvénients de cette catégorisation sont nombreux Elle est peu précise les allures sont des intervalles.Elle oblige à regarder la girouette ou des penons qui indiquent la direction du vent pour barrer, ce qui est extrêmement approximatif évaluer une directionElle oblige à considérer l'angle voile-bateau que l'on règle à l'aide de l'écoute ou de la barre d'écoute à partir de l'angle vent-bateau donné par la girouette. Les voiles sont pensées comme solidaires de la coque. C'est le principal inconvénient de cette catégorisation route directe-route indirecte Elle fut introduite par dès 1972. Elle est aujourd'hui reprise par tout le monde cours de navigation des Glénans 2010 et FFV 2005.En navigation directe, on peut viser l'objectif qui peut être une bouée, un amer visible ou un objectif invisible que l'on remplace par un cap compas.En navigation indirecte, on ne peut pas se rendre directement sur l'objectif en 1972, cela ne concernait que le louvoyage. Aujourd'hui, on parle de navigation indirecte au vent louvoyage et sous le vent. Vu l'évolution des techniques formes de coque, spi assymétriques, GPS, on ne navigue plus guère au vent arrière. On louvoie sous le vent on tire des bords de navigation directe, la direction est fixe, la voile mobile document Piégelin, "la catégorisation des conduites" cahiers de l'ENV, 1972. Cela signifie que le barreur se contente de viser l'objectif avec sa barre et qu'il lâche sa voile au maximum sans la faire faseyer je reprend les termes exacts du document en sous-puissance ou qu'il tient le bateau à plat en agissant sur l'écoute en catégories navigation directe-indirecte se croisent avec les catégories sous-puissance - surpuissance. En sous-puissance, la quantité de rappel équipage et/ou lest est supérieure à la composante de gite développée par le vent dans les voiles, l'équilibre est alors assuré par le déplacement de l'équipage. En surpuissance, c'est l'inverse, la quantité de rappel est inférieure à la composante de gite, l'équilibre est assuré par les commandes. Cette sous-catégorisation surpuissance-sous-puissance permet de distinguer des actions différentes sur la voile et sur la barre. En navigation indirecte, les voiles sont fixes bordées près de l'axe du bateau ou choquées au maximum pour la navigation indirecte sous le vent. On joue sur la barre qui est mobile, pour se rapprocher le plus près de l'objectif sans faire faseyer la voile indirecte au vent ou sans déventer le génois indirecte sous le vent en sous-puissance et pour se rapprocher le plus possible de l'objectif en gardant le bateau à plat en surpuissance au vent. Cette catégorisation est utilisable pour la conduite action sur les commandes, barre, écoutes, déplacement de l'équipage mais aussi pour la navigation propre à la croisière, utilisation d'une carte marine. En route directe, on détermine un cap à suivre à partir d'une position de départ et on le suit, ce qui permet d'atteindre l'objectif. Le barreur suit le cap déterminé par le navigateur. En route indirecte, le barreur donne le cap qu'il peut suivre au navigateur. L'ordre est inversé. Le navigateur doit déterminer des limites à ne pas dépasser laylines, qui peuvent être des relèvements, des alignements - on parle de relèvements ou alignements de garde - des coordonnées GPS de garde pour éviter les dangers identifiés sur la carte. Systématisée par les navigateurs anglo-saxons, elle l'est beaucoup moins en France. A ne pas confondre avec le cadre ou laylines du vent, qui s'y la conduite, cette catégorisation offre de nombreux avantages Elle est binaire, donc est précise l'objectif est un point. Elle ne se réfère pas à la direction du vent. on passe de la géométrie direction du vent à la cybernétique logique du signe coïncidence étrave-objectif, fasseyement du guindant, penons extrados-intrados, déventement du génois.Elle intègre l'équilibre du voilier par la sous-catégorisation surpuissance-sous-puissance et le déplacement de l'équipage sur un dériveur comme ne considère plus la position des voiles par rapport au vent en fonction de la position du bateau par rapport au vent. Ces deux positions sont totalement pourtant les allures sont toujours une référence dans de nombreux manuels. Il aura fallu 40 ans pour que la catégorisation route directe-indirecte s'impose FFV et Glénans, bien que ces deux institutions conservent des références aux allures. On peut s'en étonner, si l'on ignore l'histoire de l'enseignement de la voile en France voir les articles de pascale Bouton sur le site de l'ENVSN ou les obstacles cognitifs qui sous-tendent le passage de la géométrie à la cybernétique. Ce changement de catégorisation correspond au passage d'une logique de l'engin décrit idéalement par les sciences physiques à une logique de l'individu. Cet inversion de l'ordre de préséance académique fut sans doute le principal obstacle à l'adoption de cette catégorisation, pourtant beaucoup plus efficace.
Les avantages de la grand-voile à corne sont finalement peu connus. On imaginerait volontiers qu’il s’agit de maximiser la surface de la voile quand la jauge limite la hauteur du mât. Mais ça, c’est plutôt le rond de chute… La corne, c’est encore une autre histoire. Le vent étant nettement plus fort quand on s’élève à quelques mètres – a fortiori à quelques dizaines de mètres – au-dessus de la surface de l’eau, il est avantageux d’exploiter ce gradient de vitesse du vent réel en augmentant la surface dans le haut de la voile, et sans pour autant augmenter exagérément la hauteur du mât laquelle peut bien sûr être limitée par la jauge. D’autant que, le vent réel étant plus fort qu’à la hauteur de la bordure, l’angle du vent apparent est aussi plus grand [1]. D’où, aux allures serrées, une composante propulsive plus forte et une composante de dérive plus faible. En bref, la force vélique est à la fois plus grande, et mieux orientée plus vers l’avant, moins sur sur le côté. Il s’agit d’exploiter le vent plus fort en tête de mât et de mieux contrôler le vrillage de la voile. Avec la corne, il ne s’agit pas d’augmenter la surface de la grand-voile – le résultat peut même être inverse, nous précise Hugues Destremau, coordinateur du bureau d’études de North Sails France. En fait, il s’agit avant tout d’obtenir un réglage plus régulier, plus homogène et plus efficace, en particulier du côté de la chute, avec un vrillage plus optimal, surtout en haut de la voile ce qui est particulièrement important puisque le vent est plus fort là-haut. Mais à hauteur de guindant égale, par rapport à une voile ronde, la surface peut être inférieure, vu que le but du jeu consiste à limiter le rond de chute. Car en fait, c’est le rond de chute qui posait problème. La corne permet de limiter celui-ci sans trop perdre en surface, et en maintenant un centre de voilure très haut – et même, encore plus haut. Avant les cornes, on avait beaucoup de rond de chute ; du coup, quand on choquait, on ouvrait la chute en son milieu et pas tellement en haut, ce qui n’était pas idéal en terme de rendement la voile n’était pas assez vrillée en haut. Avec les cornes, on a quasiment une ligne droite entre le point d’écoute et la pointe de la corne, il reste juste un très léger rond de chute. Cela permet de border mieux [ndlr en fermant bien la chute sur toute la hauteur], ce qui est très important en multicoque ; et surtout, quand on choque, la chute s’ouvre davantage, en haut, qu’elle ne le ferait avec une voile ronde, ce qui permet d’avoir un vrillage idéal, de mieux réguler la puissance et le couple de gîte ou d’enfournement. Par ailleurs on s’est aperçu qu’il n’y avait pas des efforts si énormes sur la latte de corne, même s’il faut faire attention à sa raideur. Et comme il n’y a presque plus de rond de chute, les autres lattes sont moins sollicitées. D’ailleurs on voit qu’ils y viennent aussi sur les catas de la Coupe. Au début, quand on a expérimenté le truc, on s’est aperçu qu’au près, le gain était nul par rapport à des voiles rondes ; c’est quand on abat que c’est payant. » Chavirage du trimaran Banque Populaire IV, Grand Prix de Nice, 2006. ©Yvan Zedda Tout cela semble assez logique au près serré, les directions du vent réel et du vent vitesse sont assez proches, le gradient de direction du vent apparent est plus faible et la voile a moins besoin d’être vrillée ; alors qu’au reaching, les directions du vent réel et du vent-vitesse sont plus éloignées, donc un vrillage optimal est très important. Une grand-voile à corne se distingue par un centre de voilure plus haut que sur une grand-voile ronde. Il faut donc savoir ne pas aller trop loin et ne pas faire une corne trop longue ; rien ne sert en effet d’avoir de la puissance avec un centre de voilure très haut permettant de mieux exploiter le gradient de vitesse du vent réel, et de la finesse avec une voile plus allongée [2], si cela fait dériver/gîter/chavirer/enfourner/sancir le bateau surtout en multicoque. Il y a évidemment un compromis subtil à trouver entre la puissance, la finesse apportée par l’allongement et l’augmentation du couple de chavirage/enfournement liée à la position plus élevée du centre de voilure. Cela fait tout de même plus de surface en haut, note ainsi Hugues Destremau, donc il faut faire un peu attention, surtout en multicoque ; le risque c’est bien sûr d’enfourner au portant, comme dans les livres… » Les cornes ont un profil défavorable qui engendre une forte trainée. La corne pose un autre problème d’un côté, comme nous l’avons dit, on arrive à obtenir un vrillage optimal sur toute la hauteur, et en particulier en haut, là où c’est le plus important ; mais d’un autre côté, le réglage du profil tout en haut de la voile est assez délicat. En bref, si l’on examine les profils en haut de la voile, la corne est intéressante en terme d’angle d’ouverture, donc d’incidence [3], mais la question du volume est plus ardue. La corne étant tenue par une ou deux lattes obliques et non horizontales, la partie haute de la voile au-dessus de la corne a en effet du mal à adopter un profil convenable. Car le bord supérieur horizontal de la voile, entre la pointe de la corne et la têtière, a tendance à former un profil un peu trop droit, le tissu étant excessivement tendu par la latte oblique. Ce qui peut générer une traînée excessive si l’on fait une corne trop longue. C’est là que Michel Fortin, architecte et constructeur des trimarans Tancrède, entre en scène On m’a confirmé que les cornes généraient beaucoup de traînée. Et je me suis dit ce n’est pas qu’il y a trop de traînée, c’est surtout qu’il n’y a pas assez de portance ; c’est qu’il y a de la traînée qui n’est pas assez compensée par de la portance ; en donnant de la courbure au bord supérieur de la voile, en améliorant ainsi le profil, on retrouvera de la portance ». De la portance, et donc une force vélique plus importante supérieure en valeur absolue, et davantage orientée vers l’avant, donc avec une composante propulsive bien plus forte. Car si l’on passe effectivement d’un profil complètement droit à un profil courbe, on arrive à gagner de la portance sans augmenter pour autant la traînée, un profil courbe ayant une meilleure finesse rapport portance/traînée, à incidence égale et dès lors que l’on s’éloigne de la direction de l’écoulement, qu’un profil parfaitement droit. Le profil de la voile est le nerf de la guerre pour gagner de la puissance tout en minimisant la traînée. Ce fondu de multicoque », ainsi qu’il se définit lui-même [4], a imaginé une solution consistant à frapper sur le boîtier de latte de la corne, côté chute, une sorte d’écoute revenant sur l’anneau du point de drisse. Il suffit alors de border cette écoute » pour que le bord supérieur horizontal de la voile adopte un profil courbe plus efficace. La manœuvre revient au pied de mât et éventuellement au cockpit le long du guindant. Michel estime que cette Fortin Head Line » contribue à mieux tenir la chute [5], ce qui est utile avec des voiles de croisière ne faisant pas appel à des tissus haut de gamme type aramide, polyéthylène type Spectra ou Dyneema, carbone, Vectran etc.. D’un autre côté on pourrait craindre que le dispositif ait tendance à fermer un peu la chute en perturbant le vrillage de la grand-voile i. e. en refermant un peu le haut de la voile. Michel pense toutefois que la direction de la corde, et donc l’incidence du profil, reste plus ou moins la même, et que seul le creux est modifié. Accessoirement, le bout qui redescend au pied de mât peut être une aide assez précieuse pour l’affalage. Une enveloppe Soleau a été déposée à l’Institut national de la propriété industrielle INPI au mois de mars 2013. La Fortin Head Line » donne du creux au bord supérieur de la grand-voile à corne. Qu’en pense-t-on chez North ? Hugues Destremau s’est bien gardé de s’enthousiasmer comme de nier l’intérêt de la chose. C’est sûr que dans l’absolu, il est intéressant de pouvoir adapter le réglage en fonction des conditions de vent on aurait une corne plus plate dans la brise, et on lui donnerait plus de volume dans le petit temps ; mais dans la pratique, sur des bateaux de large type IMOCA, on essaie surtout de trouver un compromis qui soit efficace dans toutes les conditions de vent ; les skippers des 60 pieds ont déjà beaucoup à faire, j’imagine assez mal qu’ils veuillent ajouter un réglage de corne. » Et chez Incidences, on en pense quoi ? C’est Charlie Pinot, dessinateur à La Rochelle, qui nous a répondu. Il semblait un peu plus circonspect, semblant affirmer qu’il existe déjà un dispositif offrant plus ou moins les mêmes possibilités. De notre côté, pour ajuster les profils au niveau de la corne, on utilise plutôt un système permettant de régler la distance entre la têtière et le mât – en fait, c’est un peu comme si on réglait le mât. Ce réglage ne peut pas se faire avec la voile établie, mais ça marche pas mal. » Michel Fortin n’y croit pas trop… Et en tout cas, son idée semble assez neuve et intéressante, surtout pour le petit temps bien sûr. Sans doute un peu compliqué pour la croisière, car cela fait un très long bout en plus… mais le gain de puissance dans les petits airs pourrait s’avérer déterminant pour la régate. Affaire à suivre ! [1] Le vent apparent étant la combinaison du vent réel et du vent-vitesse ; c’est pourquoi la voile doit être vrillée à toutes les allures sauf au portant. [2] L’allongement rapport guindant/bordure permet de gagner sur le rapport portance/traînée finesse ; songez aux ailes interminables des planeurs, dont la corde est très courte. [3] L’angle d’ouverture est l’angle formé par la corde du profil de la voile et l’axe de carène du bateau. L’angle d’incidence ou incidence » tout court est l’angle formé par la corde du profil et la direction de l’écoulement du flux. L’incidence dépend à la fois du braquage » de la voile terme utilisé dans l’ouvrage de référence de Bertrand Chéret Les voiles – Comprendre, régler, optimiser, i. e. de l’orientation que donne le régleur au niveau de l’axe point d’amure-point d’écoute, et du vrillage de la voile. [4] On lui doit par exemple le trimaran course-croisière Normanni », essayé dans notre numéro 75 de mars 2002, ou encore le Foiler T680, qui avait défrayé la chronique au milieu des années quatre-vingt il était aussi large que long, avec des flotteurs très courts équipés de grands foils, et il marchait comme un avion. [5] Chose qui n’est pas possible avec un nerf de chute, lequel sert uniquement, nous précise Hugues Destremau, à empêcher que la chute batte mais ne sert en aucun cas à tenir la chute. Cependant, sur les grands bateaux de course, avec des tissus à voile haut de gamme et une latte de corne oblique bien raide, la tenue de la chute ne pose pas de problème. A noter que sur les grand-voiles à corne des grands bateaux de course, le nerf de chute est en fait en deux parties, sans quoi la friction dans le fourreau serait excessive. Chez Incidences par exemple, on installe un nerf inférieur, qui se règle au niveau du point d’écoute, pour la partie basse de la voile la hauteur des bandes de ris, et un nerf supérieur, monté avec un retour guindant, pour la partie haute.
bateaupour pouvoir choisir le bon réglage des voiles. Un bateau dont les voiles sont bien réglées doit pouvoir avancer tout seul et tout droit sans avoir besoin de tenir la barre6. Allure de près ou de travers : les voiles sont de ¾ dans l‘axe du vent pour qu‘il glisse dans les voiles. Allure de portant : les voiles sont ⬇Quiz testez-vous en fin d’article!⬇ La chute de la voile ? Son réglage ? On s’ y perd un peu ? Et bien, cette vidéo va nous simplifier la vie. On va résumer ensemble toutes les bases à avoir en tête pour mieux comprendre le réglage d’une partie importante des voiles, en particulier de la GrandVoile. On va parler de La chute de la voile aussi connu sous le nom de bord de fuite. C’est juste après ça. Salut les voileux j’espère que vous allez bien. Voici une nouvelle vidéo de barreatribord. Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez télécharger le guide pour bien débuter à la voile en allant sur le blog. Le lien se trouve dans la description de cette vidéo. Aujourd’hui on va se focaliser sur la chute de la voile. On va parler de la grandvoile, de la voile d’avant, de la forme des voiles, on discutera du vent évidemment, de vrillage, de creux et aussi un tout petit petit peu de théorie aérodynamique. Chute de la voile définition simple et efficace Alors tout d’abord qu’est-ce que c’est la chute d’une voile? Et bien, c’est tout simplement le bord arrière de la voile. Là où le vent s’échappe de la voile. La Voile est “triangulaire”. Elle a donc 3 côtés et 3 angles. Chaque angle a un point où on peut fixer la voile. La chute se trouve à l’arrière, entre le point le plus haut, point de drisse et le point le plus à l’arrière, le point d’écoute. Ces deux points portent le nom du bout que l’on accroche à leur niveau. Au point de drisse, on fixe la drisse qui permet de hisser la voile. Au point d’écoute on fixe, vous l’aurez deviné, l’écoute de la voile, pour modifier l’orientation de la voile par rapport au vent. Ecoulement de l’air intérêt des froufrous sur la chute de la voile L’air qui danse au grès de l’incidence voile vent D’ailleurs, en parlant de la position de la voile par rapport au vent, que se passe-t-il lorsqu’on est face au vent? Je dessine ici le profil de la voile La voile va agir comme un drapeau au vent. On dit qu’elle faseye. L’angle entre la voile et le vent est trop faible. Si on augmente l’angle d’incidence en s’éloignant du vent, alors la voile commence à prendre forme. En y regardant de plus près, l’écoulement de l’air est linéaire. Les filets d’air contourne le profil de la voile. L’air caresse la courbe de la voile. Cet écoulement est laminaire. Le profil de la voile perturbe très peu l’écoulement de l’air. Jusqu’ici tout va bien… On peut distinguer deux côtés de la voile, un côté qui reçoit le vent, on l’appelle le côté au vent. Et le côté opposé s’appelle le côté sous le vent. Si on augmente un peu trop l’incidence, le filet d’air au vent va être plus lent à arriver à la chute que le filet d’air sous le vent. Et cette différence de vitesse va provoquer ceci. [ Souffle au dessus d’une feuille] C’est à dire une aspiration vers la zone de plus grande vitesse. Je m’explique. En soufflant au dessus de la feuille, j’ai créé une baisse de pression au dessus de la feuille. Elle a été aspirée par cette dépression. Les filets d’air au vent vont être aspirer sous le vent. Et les filets d’air sous le vent ne vont pas suivre la courbe en fin de profil. Ils vont décrocher et filer tout droit, comme leeurs voisins plus sous le vent. Si on va beaucoup plus long on finit par avoir un profil qui fait carrément obstacle au passage de l’air. L’écoulement ne suis plus gentillement le profil. Il devient rebelle, complètement désorganisé. Des tourbillons se forment. Bref, c’est Bagdad. Cet écoulement est turbulent, comme un enfant de 6 ans dans un train Paris-Bordeaux. Secrets dévoilés au bord de fuite grâce aux faveurs d’une chute complice. L’avez-vous remarqué? Sur l’une des voiles vous verrez souvent des petits rubans de couleur au niveau de la chute. C’est la grand voile. La voile qui se trouve à l’arrière. Pourquoi il n’y en a pas sur la voile d’avant? Et bien l’ensemble des deux voiles forment une ailes. Ce qui nous intéresse sur la voile d’avant, c’est principalement l’écoulement à l’avant de la voile. Et pour la grand voile, c’est l’inverse on est attentif à l’écoulement qui quitte la voile au niveau du bord de fuite, la chute de la voile. Ces rubans en tissu léger s’appellent des penons. Pour les penons de Grand Voile, on dit souvent faveur. Avec ce qu’on vient de voir sur les écoulements, on comprend que dans le cas d’un écoulement laminaire qui ne décolle pas les faveurs l’écoulement commence à décrocher les faveurs vont être aspiré sous le un écoulement turbulent, elles n’auront plus beaucoup d’ faveurs nous permettent donc de visualiser le flux d’air au bord de fuite, là où l’air s’échappe de la voile. Mais pourquoi il y en a plusieurs? Il y a plusieurs faveurs? Un seul bout de ruban en nylon suffirait. C’est un peu du gaspillage de tissu. Tout ça pour faire joli. Le vrillage s’adapter aux caprices verticaux du vent Demandez plusieurs faveurs à la chute, oui, mais poliment! Et bien non! D’abord il n’y a pas de gaspillage, parce que c’est bien souvent des morceaux de vieille voile de spinnaker qu’on recycle. Et ensuite, ils ont une réelle utilité parce le vent n’est pas le même de bas en haut. Si on a pas de faveurs placés à différents endroit de la chute, on ne pourra pas visualiser l’écoulement de l’air tout le long de la voile. Et on ne pourra pas bien ajuster la chute pour tirer le meilleur rendement des voiles. Explication. Vers le haut de la voile, le vent a peu d’obstacle à son écoulement. par contre, plus on descend et plus il ya d’obstacle et de frottement. Ce qui ralenti le vent. L’intensité du vent que reçoit le bateau varie selon la hauteur. Mais le bateau se déplace, il a une vitesse. Et la vitesse du voilier, est la même quelles que la hauteur. Si vous avez déjà été une fois sur un vélo, une moto ou une trottinette, vous avez déjà ressenti que lorsque vous prenez de la vitesse, vous sentez un vent qui va dans le sens opposé. On va appeler cela le vent vitesse. Vent réel + vent vitesse = nous donne le vent apparent. À vent réel différent, le vent apparent qui s’applique sur la voiles est différents en intensité et aussi en orientation! Quand tout part en vrille Pour garder la même incidence voile vent tout le long de la voile, on va devoir faire varier l’orientation de la voile de haut en bas. Comment? En vrillant la voile ! Le vrillage de la voile permet de prendre en compte la différence d’orientation du vent apparent du haut vers le bas de la voile. N’hésitez pas à vous placer juste en dessous de la bôme et de regarder la GrandVoile d’en bas. C’est une bonne position pour admirer le vrillage. Les lattes de la grandvoile, placées au niveau de la chute, permettent de maintenir la chute. Elles sont aussi un bon repère pour observer le vrillage. Le petit creux parce que la voile, ça donne faim L’habit ne fait pas la voile En contemplant la GrandVoile, vous constaterez aussi que la voile n’est pas constitue d’un seul tissu. On a en réalité cousu entre eux plusieurs morceaux de tissus qu’on appelle des laizes. Ces laizes permettent de donner une forme à la voile. La voile n’est pas plate, elle à un profil naturel. Et cela avant même que le vent s’engouffre dans la voile et lui transmette sa puissance. Vous constaterez aussi que le bord de fuite, notre fameuse chute, n’est pas toute droite mais courbé. On parle d’ailleurs de rond de chute. Il n’y a pas que la chute est aime le chocolat, tout les bords de la voile ont de jolies rondeurs. La bordure, sous la voile et le guidant à l’avant de la voile aussi. Vilain le mât, vilain? Malheureusement pour le guidant, il est fixé au mât, et le mât lui et bien, il est raide comme un piquet. Il va donc tendre le tissu de la voile. Pauvre guidant. Je vais prendre un bout de tissu. Puis, je le fixe d’un côté. Ensuite, je tire de l’autre côté pour le tendre. Qu’est-ce qui se passe? Le tissu se creuse entre les deux points où il est fixé. Donc un tissu tendu se creuse. Lorsque le mât est droit la voile sera donc tendu et creuse. Pour les bateaux qui permettent de tirer le mât vers l’arrière, on va pouvoir réduire la tension du tissu. Quand le mât va vers l’arrière, le tissu est soulagé et reprend sa forme initiale il est ainsi moins creux. L’action de tirer vers l’arrière, s’appelle cintrer le mât. On dit aussi qu’on augmente la quête du mât. Alors on aplatit ou on creuse la voile? On va chercher à creuser ou au contraire à aplatir la voile en fonction des conditions de mer,de l’intensité du vent,et de notre allure, c’est à dire du cap du bateau par rapport au ventIl nous reste à voir comment on va pouvoir jouer sur la chute et faire varier le vrillage et le creux. Chute de la voile d’avant et de la GrandVoile les réglages de voile ! Il était une fois la chute La chute est une partie de la voile. La voile est faite de tissu. Qu’est-ce qu’on peut faire avec tissu? On peut tirer dessus ou le relâcher. Y mettre le feu ou se coudre un rideau avec ne faisait pas parti des réponses attendues. On va donc jouer sur la tension du bord de chute. Ca tombe bien, on a tout un tas de bout sur le bateau que l’on peut border ou choquer, tirer ou relâcher !!! Avec les réglages de voile, on a l’embarras du choix Pour changer la tension au niveau de la chute on a le choix Soit on va la tirer plus ou moins vers le bas, en agissant sur les réglages qui nous permettent de tirer la voile vers le chariot et l’écoute pour la voile d’ hale bas et l’écoute pour la on va la tirer plus ou moins cette fois ci vers le haut! En réalité ce qu’on va faire c’est tout simplement profiter de la forme arrondie du guidant de la voile. On va cintrer le mât, c’est à dire le tirer vers l’arrière. Comme ça, on va moins tendre le haut de la voile et la chute sera donc moins pataras va nous permettre d’augmenter la quête du c’est à vous de jouer! Jouer est bien le mot. Jouer avec les réglages et observer le résultat en terme de vitesse mais aussi en terme de confort à la barre et de gîte sur le bateau. Voilà, c’est la fin de cette vidéo qui reprend les bases pour bien comprendre les réglages de la chute de la voile. Vous pouvez vous inscrire à ma chaîne barreatribord pour être informé dès que la prochaine vidéo sera en ligne. À très bientôt, Dites moi en commentaire quel sujet vous voudriez que j’aborde sur les réglages fins des voiles! Pour voguer encore plus loin Quiz en 7 questions Pour aller plus loin, testez vos connaissances avec ce quiz en 7 questions Vous avez aimé cet article ? Vous pouvez le partager et en découvrir d’autres qui vous plairont sans doute, juste en dessous. Merci d’avoir lu cet article ! Pour aller plus loin, vous êtes libre de recevoir gratuitement “Le guide pour bien débuter à la Voile“Cliquez ici